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Les médecins résidents Algériens à nouveau mobilisés pour l’abrogation du service civil et militaire.

Le ministre algérien de la Santé, Mokhtar Hazbellaoui, a appelé au dialogue avec les médecins du pays après un week-end de manifestations.

Hazbellaoui a exprimé sa volonté de parler aux médecins “pour trouver des solutions à leurs demandes”.

Près de 500 médecins algériens se sont rassemblés hier à l’hôpital Moustapha Bacha à Alger, scène du premier sit-in la semaine dernière où les manifestants ont été empêchés de force de descendre dans la rue par les forces de sécurité.

Les médecins résidents menent une grève générale dans les hôpitaux universitaires depuis deux mois pour réclamer l’abrogation de la fonction publique obligatoire, qui peut durer cinq ans, la conscription ainsi que de meilleures conditions de travail.

Dans la ville de Constantine, des médecins résidents, des pharmaciens et des dentistes ont participé à une marche depuis l’hôpital Ibn Badiss vers le centre-ville, selon l’agence de presse algérienne.

Plus d’un millier de personnes auraient participé à la manifestation et aucun cas de violence n’a été signalé.

Selon la Direction générale de la sécurité nationale, les autorités “n’ont pas mis en œuvre la réglementation” d’interdire les manifestations dans la capitale la semaine dernière, mais n’hésiteront pas à le faire dans d’autres villes comme Constantine.

Sur sa page Facebook, le représentant algérien d’Amnesty International a dénoncé la répression des manifestants et a ajouté que le droit de manifester est «garanti par la Constitution algérienne».

Depuis plusieurs années, les médecins protestent contre les conditions actuelles de leurs spécifications de cours et d’emploi. En Algérie, tout médecin ayant effectué six années de spécialisation dans les hôpitaux doit exercer pendant deux à quatre ans dans des régions reculées du pays.

Les hommes médecins doivent ensuite accomplir une année de service militaire obligatoire pour tous les hommes du pays, loi qui fait en partie l’objet des contestations.

Selon Hazbellaoui, «la fonction publique est un passage obligé” pour tous les médecins, bien que ce dernier ait promis «d’alléger et de développer la fonction publique en améliorant les conditions de travail».

À l’appui de la dernière manifestation, les résidents pédiatriques ont boycotté leurs examens de fin d’année. Les amphithéâtres du département de médecine d’Alger qui devaient accueillir les examens ont été abandonnés par les médecins qui se sont rassemblés dans l’enceinte de la faculté en signe de protestation.

Le Collectif Autonome des Médecins Résidents Algériens (CAMRA) a qualifié l’action de succès. Dans un communiqué publié hier, le groupe a expliqué que le boycott inclura “tous les tests de la session normale de janvier 2018, toutes spécialités confondues, jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfactions”.

“Pour la première fois dans l’histoire de la médecine en Algérie, il n’y aura pas de nouveaux assistants en 2018”, a ajouté le Dr Taileb Mohamed, résident et membre du bureau national de la CAMRA.

Selon Mohamed, “une plainte sera déposée prochainement contre les agresseurs” dans la protestation de la semaine dernière durant laquelle, 40 médecins ont été blessés dont 20 sérieusement.

Le conseil national de l’ordre des médecins a également décidé de “poursuivre les auteurs des attentats [lors du rassemblement du 3 janvier]”, selon le président du Conseil.

Des avocats se seraient également portés volontaires pour défendre la cause des médecins devant les tribunaux et les assister dans leur procédure de plainte, selon Mohamed.

La CAMRA a appelé à un autre rassemblement national demain au Centre Hospitalier et à l’Université d’Oran. L’événement devrait réunir des résidents de plusieurs régions du pays.

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