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René Daniëls au MAMCO (Art)

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<p><em>Artiste: </em>René Daniëls</p>
<p><em>Lieu: </em>MAMCO, Genève</p>
<p><em>Titre de l’exposition: </em>Fragments d’un roman inachevé</p>
<p><em>Organisé par: </em><span class=Paul Bernard en collaboration avec Devrim Bayar

Rendez-vous amoureux: 27 février au 5 mai 2019

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<p><em>Galerie complète des images, communiqué de presse et lien disponibles après le saut.</em></p>
<p><em>Images:</em></p>
<p><em>Images avec l’aimable autorisation de MAMCO, Genève</em></p>
<p><em>Communiqué de presse:</em></p>
<p class=Suivant le Zeitgeist En 2017, MAMCO poursuit son exploration de la peinture dans les années 1980 avec une rétrospective de l’œuvre de l’un des peintres les plus énigmatiques et fascinants de la seconde moitiéth siècle. Né en 1950 à Eindhoven (où il vit et travaille encore), la carrière météorique de René Daniëls a été brutalement interrompue en 1987 à la suite d’un accident vasculaire cérébral qui l’a laissé handicapé physiquement. L’exposition se concentre sur une période de dix ans allant de la fin des années 1970 jusqu’au coup de pinceau de l’artiste, à travers un ensemble important d’œuvres canoniques et inédites. Une section distincte est consacrée aux travaux plus récents de Daniëls.

René Daniëls est apparu sur la scène artistique à une époque marquée par un retour en force de la peinture figurative et expressionniste, tant en Europe qu’aux États-Unis. Daniëls s’est rapidement imposé comme l’un de cette nouvelle génération de peintres effervescents, vindicatifs et fortement décriés. Son travail a été présenté dans chacune des principales «expositions de manifestes» des années 1980: Westkunst à Cologne, Zeitgeist à Berlin, documenta 7 à Cassel, et Der Zerbrochene Spiegel à Vienne et à Hambourg. Une résidence à la PS1 à New York l’a rapproché de certains praticiens américains de l’appropriation artistique, avec lesquels il a exposé à la galerie Metro Pictures.

Les premières œuvres de Daniël sont profondément influencées par les premiers concerts punk-rock qu’il a filmés à Eindhoven. L’énergie et l’insolence du mouvement se reflètent dans la qualité spontanée et inachevée de son travail à cette époque. D’un tableau à l’autre au rythme effréné d’un groupe punk jouant un rôle sur scène, Daniëls a créé des variations pseudo-abstraites d’un répertoire formel restreint: formes rondes et ovales représentant une planète et son satellite, disques vinyle, yeux, skate-board, avant de se transformer en cygnes, moules, visage, chapeau…

L’exécution rapide de Daniëls et son sujet évoquent des changements sémantiques vertigineux dans le contexte d’un mode opérationnel qui rappelle la pratique surréaliste. De même, les titres des images comportent de nombreux double sens et jeux de mots. Comme beaucoup de ses contemporains, Daniëls était un adepte passionné du punk, mais son travail se distinguait par un attachement particulier à la poésie et à la langue. Ses dessins et ses peintures fourmillent de références à Baudelaire, Apollinaire, Broodthaers, Duchamp, Magritte et Picabia: un surprenant panthéon franco-belge pour un artiste néerlandais non francophone dont le travail semble loin des préceptes qui sous-tendent l’abstraction de Van Doesburg ou Mondrian.

Cette alliance sans précédent de polysémie punk et surréaliste a permis à Daniëls d’embrasser un large éventail de sujets allant des commentaires acerbes sur le monde de l’art (ses rivalités, ses commérages et ses débats violents et enflammés) à une introversion plus onirique et méditative. Maintes et maintes fois, des allusions font surface: à sa propre vie ou aux paysages paisibles qui entourent sa ville natale. Daniëls utilise plusieurs couches de peinture pour explorer les effets de transparence et d’opacité. Ses peintures sont en équilibre entre la surface et la profondeur, l’intérieur et l’extérieur – une technique explorée avec virtuosité dans Mooie Tentoonstellingen série («Beautiful Exhibitions»): les peintures dites «noeud papillon» commencées en 1984 et montrées ici au deuxième étage du musée.

René Daniëls est aujourd’hui connu pour ses peintures «noeud papillon», nom donné à la Mooie Tentoonstellingen (“Beautiful Exhibitions”), réalisée entre 1984 et 1987. Un motif unique est répété: trois surfaces trapézoïdales sont disposées de manière à suggérer une vue en perspective d’une galerie bordée d’images. Cette série énigmatique était au centre de l’exposition de Daniël à la Kunsthalle de Berne en 1987, peu de temps avant son accident vasculaire cérébral. Comme dans ses autres peintures, le motif à l’apparence simple cache plusieurs niveaux de signification.

Le titre (en fait, un sous-titre) sous lequel la série est connue semble trop banal: nous détectons un soupçon d’ironie. Comme avec certaines œuvres antérieures (Le spectacle photo le plus contemporain, La Muse Vénale…), Les mots choisis par Daniëls subvertissent à la fois tout soupçon de profondeur et toute possibilité de contemplation simple et directe. En ce sens, les vues de l’exposition semblent incarner une forme de critique institutionnelle, reflétant et caricaturant la manière dont les images se fétichisent dans un contexte d’exposition formel. En tant que telles, les peintures font écho à la déconstruction de la cube blanc promulguée par les artistes et les critiques, dans les années 1970.

Dans certaines peintures, un microphone ou un piano sont aperçus au milieu de l’espace d’exposition tandis que l’artiste se cache à l’arrière, attendant «de prendre la scène». Les images rappellent comment le système artistique des années 1980 – avec son marché commercial en plein essor et ses expositions à succès – ont favorisé l’émergence de l’artiste en tant que spectateur et interprète, un concept revisité dans l’exposition Art et divertissement chez MAMCO en 2018. En effet, le nœud papillon fait sa toute première apparition dans l’œuvre de Daniëls dans une peinture montrant l’artiste comme une sorte de magicien de scène élégamment vêtu (présenté ici au premier étage).

Mais toujours dans l’œuvre de Daniël, la critique du monde de l’art est contrebalancée par un revers plus personnel et poétique. Certains espaces rappellent fortement les paramètres archétypaux privilégiés dans l’art de la mémoire. Dans certaines images de nœuds papillons, par exemple, nous retrouvons des souvenirs d’œuvres passées organisées sous forme de curieux casse-têtes. Cette cartographie de la mémoire est développée dans le Lentebloesem («Fleurs de printemps») dont les formes ramifiées relient des mots disparates, d’une manière qui rappelle la logique associative de la mémoire.

La présence de serrures métaphorise le mystère essentiel de ces peintures tout en incitant les spectateurs à être considérés comme des voyeurs, cherchant un sens définitif qui nous échappe continuellement. La peinture Mémoire d’une oubli («Un souvenir d’un oubli») illustre cette dialectique entre transparence et opacité: au-dessus de deux formes trapézoïdales, le mot PORTE («Porte») apparaît deux fois, dans le bon sens, de haut en bas, les uns sur les autres. Nous nous tenons devant les portes à double sens de Daniëls, simultanément sur le seuil du tableau et sur le point de le sortir complètement. Enfin, il convient de noter comment Daniëls pose ses nœuds papillon à la verticale, en les transformant en points de vue ou d’observation. Par le simple fait de retourner un motif, nous avons l’impression que la peinture elle-même nous scrute à son tour.

Lien: René Daniëls au MAMCO

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