Maison / International / Asie / Le Japon pourrait engager la guerre contre la Corée du Sud pendant la guerre devant la Cour internationale de Justice, Asie de l’Est

Le Japon pourrait engager la guerre contre la Corée du Sud pendant la guerre devant la Cour internationale de Justice, Asie de l’Est

Suivre
( 0 Abonné(e)s )
X

Suivre

E-mail : *

TOKYO – Le Japon pourrait saisir la Cour internationale de justice (CIJ) d’un différend avec la Corée du Sud concernant la main-d’œuvre de guerre, après que Séoul a renié sa date butoir jeudi 18 juillet pour choisir un pays tiers pour l’arbitrage dans ce dossier.

"Je ne pense pas que nous ayons besoin de restrictions à la date fixée unilatéralement et arbitrairement par le Japon", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Kim In-chul, lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Séoul.

Le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono, doit convoquer vendredi matin l’ambassadeur sud-coréen, Nam Gwan-pyo, dans le but d’affirmer la position du Japon selon laquelle l’inaction de la Corée du Sud est une violation du droit international.

Par ailleurs, le président sud-coréen, Moon Jae-in, a tenu une rare réunion avec les dirigeants des partis d’opposition, s’engageant à travailler au-delà des frontières du parti pour résoudre le conflit avec le Japon. Cela intervient alors que la banque centrale sud-coréenne a abaissé jeudi son taux directeur pour la première fois en trois ans, dans le but de stimuler son économie alors que la croissance est menacée par un différend commercial avec le Japon.

Tokyo a imposé des restrictions à l’exportation de Séoul sur trois matières premières vitales pour son industrie des semi-conducteurs, pour des raisons de sécurité liées à une utilisation abusive potentielle dans le cadre d’une guerre militaire. Mais le Japon nie avec véhémence tout lien entre la limitation du commerce et la question du travail en temps de guerre, même si beaucoup ne sont pas convaincus et considèrent les mesures annoncées ce mois-ci comme des représailles contre le problème du travail en temps de guerre.

Dans le même temps, le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, se rendrait au Japon et en Corée du Sud la semaine prochaine pour tenter de trouver une solution au déséquilibre politique grandissant qui menaçait de bouleverser les chaînes d’approvisionnement mondiales.

En octobre dernier, la Cour suprême de Corée du Sud a pour la première fois condamné les sidérurgistes japonais à indemniser les victimes de la guerre, ouvrant ainsi la porte à de nouvelles poursuites.

Les avocats ont annoncé mardi qu’ils demanderaient une ordonnance du tribunal pour liquider de force les actifs locaux de Mitsubishi Heavy Industries, après que la société, agissant conformément au conseil de Tokyo, n’ait pas respecté le délai de pourparlers fixé à lundi.

Tokyo considère la tentative de saisie d’actifs comme une ligne rouge et M. Kono a déclaré cette semaine: "Nous n’aurons d’autre choix que de prendre des mesures si un préjudice réel est causé aux sociétés japonaises".

Tokyo affirme que toute la compensation de guerre a été entièrement payée en vertu d’un traité de 1965 visant à normaliser les relations bilatérales. Tokyo a versé au total 500 millions de dollars américains (4 milliards de dollars américains ou 5,4 milliards de dollars singapouriens aujourd’hui) sous forme de subventions et de prêts à Séoul, soit six ou sept fois plus que le budget national sud-coréen de l’époque.

En vertu du traité, les deux pays sont supposés résoudre leurs différends par la voie diplomatique par des voies diplomatiques. Mais la Corée du Sud a fui les négociations avec le Japon après le jugement de la cour l’année dernière.

La deuxième étape consistait pour les deux pays à nommer chacun un arbitre, ce que la Corée du Sud a également ignoré. Mais il proposa une contre-proposition voulant que les entreprises des deux pays forment ensemble un fonds d’indemnisation des ouvriers de guerre – proposition qui fut rapidement rejetée par le Japon.

La troisième étape, pour laquelle le Japon avait fixé son échéance hier, consistait pour la Corée du Sud à choisir un troisième pays, qui nommera ensuite un arbitre. Il semble difficile de trouver une issue au conflit, les deux gouvernements semblant avoir l’intention de se donner l’air froid. Maintenant, après que les responsables du commerce des deux côtés aient donné des comptes rendus contradictoires de leurs discussions à Tokyo vendredi dernier, le Japon est sur le point de fermer la porte à de nouvelles négociations commerciales, invoquant une atteinte à la confiance.

Le Mainichi Shimbun a déclaré jeudi dans un éditorial: "C’est le rôle de la diplomatie que de chercher un terrain d’entente tout en recherchant des avantages à long terme. Cependant, si les deux dirigeants provoquent de manière proactive le nationalisme, aucune solution diplomatique ne peut être trouvée. En fait, le sentiment national dans les deux pays ne ferait que s’aggraver ".

Lire la suite

A propos newstrotteur-fr

Découvrez également

Le Pakistan prolonge le mandat de son chef militaire au Cachemire, dans le sud de l’Asie

Suivre ( 0 Abonné(e)s ) X Suivre E-mail : * Suivre Ne plus suivre ISLAMABAD …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *